Article publié dans les pages Bruxelles du journal Le Soir du 28 juillet 2012
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samedi 28 juillet 2012
samedi 19 mai 2012
Les femmes font leur festival
Article publié dans les pages Bruxelles du journal Le Soir, du samedi et dimanche 19 et 20 mai 2012
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dimanche 29 avril 2012
Féminisme Bla Bla
Un FN français en quête de respectabilité qui joue sur l'idée d'égalité homme-femme, Caroline Fourest, féministe notoire, qui reçoit un Y'a Bon Award, et chez nous, le Vlaams Belang qui dénonce le port de la burqa par une campagne prônant la libération des femmes. Drôle de temps pour le féminisme.
On ne naît pas féministe. On le devient. Moi, par exemple, si je suis devenue féministe, c'est d'abord en rapport avec ce que j'ai vécu, et ensuite parce que j'y ai trouvé un espace de tolérance et de liberté. J'ai adhéré à un féminisme dans lequel "être une femme", ce n'est pas avoir telle attitude, porter tel vêtement, exercer tel métier, montrer ses cheveux ou ses cuisses, ou encore avoir des enfants."Ras-le bol, foutez-moi la paix". Voilà ce qu'il dit mon féminisme. Si je porte une jupe, cela ne fait pas de moi une salope. Si j'aime une femme alors que je suis une femme (ou un homme si je suis un homme), cela ne fait pas de moi une erreur de la nature ou un(e) pervers(e). Si je porte un voile, cela ne fait pas de moi une victime. J'ai participé à une parodique "Marche des Salopes", où l'on manifestait pour le droit de porter ce que l'on veut dans l'espace public. Une marche qui a failli compter dans ses rangs une association de femmes voilées, malheureusement prévenue top tard, elles aussi victimes de discriminations comme l'a rappelé un récent rapport d'Amnesty International.
"J'entends de plus en plus de témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme ni homosexuel". Cette phrase est de Marine Le Pen. Marine Le Pen, et ses 17,9%, qui a joué sur l'égalité homme-femme et le féminisme pour fustiger une communauté tout entière durant sa campagne et qui propose d'interdire le voile. Alors comme ça, le machisme serait propre à l'islam? Elle croit peut-être faire partie de la très Guéante civilisation, celle qui vaut mieux que les autres? Elle sort dehors ? Ça lui arrive de voir les publicités qui nous nettoient le cerveau à chaque coin de rue? Est-ce qu'elle les voit les femmes-potiches des émissions de TF1? Elle a vu les chiffres du viol et de la violence conjugale dans son pays? Elle sait que les femmes sont encore sous-représentées partout? Madame Le Pen n'a rien d'une féministe, elle qui insiste toujours sur son rôle de mère, elle qui estime qu'un avortement peut être "confortable", elle qui propose de ne plus le rembourser mais qui veut faciliter l'accès aux crèches. Elle a d'ailleurs été très claire: "Le seul progrès pour les femmes est de rester à la maison". Une femme, c'est une mère, une femme, ça porte pas le voile. Chouette.
Il faudra rappeler à Madame Le Pen qu'il y a très peu d'endroits où il fait bon d'être homosexuel ou femme. D'ailleurs, que propose-t-elle pour aider les homosexuels ? Quand on me prend à partie en me disant que si je suis féministe, alors je suis contre le port du voile, j'ai envie d'hurler que bien sûr que non. C'est contre le port forcé du voile que je me bats. Tout comme je me bats contre le port forcé de la jupe, celle des uniformes des écoles catholiques par exemple, ou contre le port forcé du mini-short, celui des danseuses de The Voice. Par exemple. Voilà contre quoi je me bats. Je suis féministe et ne crois pas qu'une religion soit meilleure qu'une autre en matière de considération des femmes. Il y a en ce sens un "deux poids deux mesures" répugnant. Marine Le Pen soutient-elle les pressions, parfois violentes, des catholiques intégristes envers ceux qui les dérangent : médecins pratiquant l'avortement ou metteurs en scène un peu trop "ambitieux" ?
En attendant, les jeunes FN de la féministe Marine Le Pen utilisent des images subliminales de femmes en lingerie dans leurs vidéos (vidéos qui sont depuis passées en privé sur Youtube). Chouette.
En Belgique, un Question à la Une fait un tollé en utilisant notamment un prêche anti-journée de la femme pour illustrer sa question de départ : faut-il craindre la montée de l'islam ? (sic). Moi j'ai peur quand personne ne se demande s'il faut avoir peur d'une religion qui protège des pédophiles notoires, prêche contre le port du préservatif, est contre l'ordination des femmes, a créé le mythe d'Eve la salope et de Marie la vierge, et compte en ces rangs des tarés du genre Breivik. Franchement, mettez-lui la même musique de rave party, le même montage foireux et les mêmes caméras cachées, et ce docu a du potentiel. Et le communauté juive intégriste d'Anvers, qui s'en soucie?
En Belgique, le parti d'extrême-droite Vlaams Belang décide lui aussi de cibler les femmes en s'offusquant du port de la burqa (encore elle). En créant "ni pute, ni esclave" et en lançant une campagne appelée "Femmes contre l'islamisation", ils jouent encore sur l'égalité homme-femme, estimant que l'islam n'est pas compatible avec cette idée et que, bien sûr, seuls eux pourront libérer les femmes. Pour l'affiche de la campagne c'est la fifille de Dewinter, président du parti, qui s'affiche portant un "burkini" (sic), code-barrée d'un "liberté ou islam ? Osez choisir". D'accord d'accord. Première chose, elle porte un niquab et pas une burqa. Deuxième chose, joli maillot. Comme si l'instrumentalisant du corps d'une jeune femme de 19 ans était une bonne chose. Donc aujourd'hui pour être libre, il faut montrer de la cuisse ? Mais c'est contradictoire monsieur Dewinter. Sans parler du bel exemple de respect des femmes (de sa fille, ici). Précisons aussi, à toutes fins utiles, qu'en Belgique, il n'y a pas tellement de femmes qui portent la burqa.
Je suis féministe et le choix de porter un voile ne me dérange pas. Comme celui de ne pas en porter. Je suis féministe et j'en ai marre qu'on pointe du doigt une religion quand aucune autre ne fait mieux en regard de droits de la femme. Je ne me sens pas une seconde menacée par une femme voilée. Je me sens menacée par l'anorexie des fillettes de six ans. Par l'instrumentalisation du corps de la femme et l'hyper-sexualisation de notre société. Par ceux qui oeuvrent contre l'avortement. Par le taux de viol et de violence conjugale, qui touchent tous les milieux. Je suis féministe et je refuse de réimposer un nouveau schéma, estimant qu'une femme libérée et normale, c'est cela, et rien d'autre. Je n'aurai jamais d'enfants (parce que je n'en veux pas) quand d'autres porteront un voile toute leur vie. Je suis sûre que ces deux choix peuvent être incompris ou mal compris.
Mais bon sang, comme si on avait quelque chose de mieux à leur offrir? Si elles retirent leur voile, seront-elles seulement plus respectées ? Bien sûr que non.C'est bien joli de s'offusquer des femmes voilées, tout en s'abreuvant de publicités et de clips (ou d'affiches électorales puantes) présentant des femmes nues, offertes, et salopes comme seuls modèles. Moi je peux comprendre qu'on ne s'y retrouve pas, je ne m'y retrouve pas.
Vive l'époque du "Féminisme BlaBla", celui qu'on utilise, comme la burqa, à mauvais escient et avec une énorme croix dans l'oeil. Celui qu'on utilise contre la société multiculturelle, dans une entreprise destinée à monter les uns contre les autres. Celui qu'on utilise pour surfer sur un populisme de droite à l'opposé même des fondements féministes et gagner des électeurs. Et ça me répugne. Au plus haut point.
A lire :
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-femme-la-religion-et-le-voile-114079
http://www.france24.com/fr/20120411-un-an-loi-port-voile-integral-niqab-espace-public-mesure-liberticide-femmes-islam-france
On ne naît pas féministe. On le devient. Moi, par exemple, si je suis devenue féministe, c'est d'abord en rapport avec ce que j'ai vécu, et ensuite parce que j'y ai trouvé un espace de tolérance et de liberté. J'ai adhéré à un féminisme dans lequel "être une femme", ce n'est pas avoir telle attitude, porter tel vêtement, exercer tel métier, montrer ses cheveux ou ses cuisses, ou encore avoir des enfants."Ras-le bol, foutez-moi la paix". Voilà ce qu'il dit mon féminisme. Si je porte une jupe, cela ne fait pas de moi une salope. Si j'aime une femme alors que je suis une femme (ou un homme si je suis un homme), cela ne fait pas de moi une erreur de la nature ou un(e) pervers(e). Si je porte un voile, cela ne fait pas de moi une victime. J'ai participé à une parodique "Marche des Salopes", où l'on manifestait pour le droit de porter ce que l'on veut dans l'espace public. Une marche qui a failli compter dans ses rangs une association de femmes voilées, malheureusement prévenue top tard, elles aussi victimes de discriminations comme l'a rappelé un récent rapport d'Amnesty International.
"J'entends de plus en plus de témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme ni homosexuel". Cette phrase est de Marine Le Pen. Marine Le Pen, et ses 17,9%, qui a joué sur l'égalité homme-femme et le féminisme pour fustiger une communauté tout entière durant sa campagne et qui propose d'interdire le voile. Alors comme ça, le machisme serait propre à l'islam? Elle croit peut-être faire partie de la très Guéante civilisation, celle qui vaut mieux que les autres? Elle sort dehors ? Ça lui arrive de voir les publicités qui nous nettoient le cerveau à chaque coin de rue? Est-ce qu'elle les voit les femmes-potiches des émissions de TF1? Elle a vu les chiffres du viol et de la violence conjugale dans son pays? Elle sait que les femmes sont encore sous-représentées partout? Madame Le Pen n'a rien d'une féministe, elle qui insiste toujours sur son rôle de mère, elle qui estime qu'un avortement peut être "confortable", elle qui propose de ne plus le rembourser mais qui veut faciliter l'accès aux crèches. Elle a d'ailleurs été très claire: "Le seul progrès pour les femmes est de rester à la maison". Une femme, c'est une mère, une femme, ça porte pas le voile. Chouette.
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| http://lionel-abbo.over-blog.com/ |
Il faudra rappeler à Madame Le Pen qu'il y a très peu d'endroits où il fait bon d'être homosexuel ou femme. D'ailleurs, que propose-t-elle pour aider les homosexuels ? Quand on me prend à partie en me disant que si je suis féministe, alors je suis contre le port du voile, j'ai envie d'hurler que bien sûr que non. C'est contre le port forcé du voile que je me bats. Tout comme je me bats contre le port forcé de la jupe, celle des uniformes des écoles catholiques par exemple, ou contre le port forcé du mini-short, celui des danseuses de The Voice. Par exemple. Voilà contre quoi je me bats. Je suis féministe et ne crois pas qu'une religion soit meilleure qu'une autre en matière de considération des femmes. Il y a en ce sens un "deux poids deux mesures" répugnant. Marine Le Pen soutient-elle les pressions, parfois violentes, des catholiques intégristes envers ceux qui les dérangent : médecins pratiquant l'avortement ou metteurs en scène un peu trop "ambitieux" ?
En attendant, les jeunes FN de la féministe Marine Le Pen utilisent des images subliminales de femmes en lingerie dans leurs vidéos (vidéos qui sont depuis passées en privé sur Youtube). Chouette.
"des associations [...] demandent des gymnases pour organiser des tournois de basket réservés aux femmes, voilées, pour en plus lever des fonds pour le Hamas". Cette autre phrase émane de Caroline Fourest. En tant qu'écolière dans une école catholique, je n'ai jamais eu aucun cours de sport en commun avec les garçons. Oui, oui même quand on jouait au basket. Elle qui tient tant à la laïcité, elle pourrait écrire un petit bouquin là-dessus, non? Une conférence avortée à l'ULB aux sons des Burqua Bla Bla plus tard, elle reçoit un Y'a Bon Award, récompensant les plus beaux propos xénophobes, pour cette phrase. Pourquoi Burqua Bla Bla d'ailleurs ? "Les Français sont vraisemblablement plus nombreux à connaître le nombre de minarets en Suisse (quatre) et de « burqas » en France (trois cent soixante-sept) qu’à savoir que le Trésor public a perdu 20 milliards d’euros à la suite d’une décision « technique » de l’exécutif", voilà ce qu'écrit Serge Halimi en introduction de son article intitulé Burqa Bla Bla (tiens, tiens). Utilise-t-on le débat sur le halal et sur la burqa pour éviter de parler d'autres sujets? Et le voilà qui continue : "Mais comment ne pas juger cocasse qu’une droite qui a presque partout associé son destin à celui des Eglises, du patriarcat et de l’ordre moral se découvre soudain éperdue de laïcité, de féminisme, de libre-pensée ? Pour elle aussi, l’islam accomplit des miracles !"
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| http://bougnoulosophe.blogspot.com |
En Belgique, un Question à la Une fait un tollé en utilisant notamment un prêche anti-journée de la femme pour illustrer sa question de départ : faut-il craindre la montée de l'islam ? (sic). Moi j'ai peur quand personne ne se demande s'il faut avoir peur d'une religion qui protège des pédophiles notoires, prêche contre le port du préservatif, est contre l'ordination des femmes, a créé le mythe d'Eve la salope et de Marie la vierge, et compte en ces rangs des tarés du genre Breivik. Franchement, mettez-lui la même musique de rave party, le même montage foireux et les mêmes caméras cachées, et ce docu a du potentiel. Et le communauté juive intégriste d'Anvers, qui s'en soucie?
En Belgique, le parti d'extrême-droite Vlaams Belang décide lui aussi de cibler les femmes en s'offusquant du port de la burqa (encore elle). En créant "ni pute, ni esclave" et en lançant une campagne appelée "Femmes contre l'islamisation", ils jouent encore sur l'égalité homme-femme, estimant que l'islam n'est pas compatible avec cette idée et que, bien sûr, seuls eux pourront libérer les femmes. Pour l'affiche de la campagne c'est la fifille de Dewinter, président du parti, qui s'affiche portant un "burkini" (sic), code-barrée d'un "liberté ou islam ? Osez choisir". D'accord d'accord. Première chose, elle porte un niquab et pas une burqa. Deuxième chose, joli maillot. Comme si l'instrumentalisant du corps d'une jeune femme de 19 ans était une bonne chose. Donc aujourd'hui pour être libre, il faut montrer de la cuisse ? Mais c'est contradictoire monsieur Dewinter. Sans parler du bel exemple de respect des femmes (de sa fille, ici). Précisons aussi, à toutes fins utiles, qu'en Belgique, il n'y a pas tellement de femmes qui portent la burqa.
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| http://fr.myeurop.info/ |
Je suis féministe et le choix de porter un voile ne me dérange pas. Comme celui de ne pas en porter. Je suis féministe et j'en ai marre qu'on pointe du doigt une religion quand aucune autre ne fait mieux en regard de droits de la femme. Je ne me sens pas une seconde menacée par une femme voilée. Je me sens menacée par l'anorexie des fillettes de six ans. Par l'instrumentalisation du corps de la femme et l'hyper-sexualisation de notre société. Par ceux qui oeuvrent contre l'avortement. Par le taux de viol et de violence conjugale, qui touchent tous les milieux. Je suis féministe et je refuse de réimposer un nouveau schéma, estimant qu'une femme libérée et normale, c'est cela, et rien d'autre. Je n'aurai jamais d'enfants (parce que je n'en veux pas) quand d'autres porteront un voile toute leur vie. Je suis sûre que ces deux choix peuvent être incompris ou mal compris.
Mais bon sang, comme si on avait quelque chose de mieux à leur offrir? Si elles retirent leur voile, seront-elles seulement plus respectées ? Bien sûr que non.C'est bien joli de s'offusquer des femmes voilées, tout en s'abreuvant de publicités et de clips (ou d'affiches électorales puantes) présentant des femmes nues, offertes, et salopes comme seuls modèles. Moi je peux comprendre qu'on ne s'y retrouve pas, je ne m'y retrouve pas.
Vive l'époque du "Féminisme BlaBla", celui qu'on utilise, comme la burqa, à mauvais escient et avec une énorme croix dans l'oeil. Celui qu'on utilise contre la société multiculturelle, dans une entreprise destinée à monter les uns contre les autres. Celui qu'on utilise pour surfer sur un populisme de droite à l'opposé même des fondements féministes et gagner des électeurs. Et ça me répugne. Au plus haut point.
A lire :
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-femme-la-religion-et-le-voile-114079
http://www.france24.com/fr/20120411-un-an-loi-port-voile-integral-niqab-espace-public-mesure-liberticide-femmes-islam-france
mardi 24 avril 2012
Jeux vidéo, strings en métal et petites culottes
Tera est un MMORPG (jeu de rôle massivement multijoueur) très attendu cette année. Tout droit venu de Corée et développé par Frogster (on retrouve également aux commandes le studio Ubisoft), il alimente la polémique entre joueurs avant même sa sortie. Pourquoi ?
Peu avant son lancement, prévu pour le 3 mai, quelques changements ont été opérés dans le contenu très sanglant et très sexualisé de la beta (la version jouable avant la sortie du jeu, utilisée pour identifier les problèmes éventuels), afin que le jeu puisse sortir pour les douze ans et plus. Les joueurs crient à la mauvaise communication et certains, horreur, malheur, ne comprennent pas qu'on ose habiller une femme dans un jeu vidéo. Oui effectivement. C'est très étrange, une femme plus habillée.
Ouch, c'est rose. Moi aussi, je veux la même tenue de combat. Rien que de devoir l'enfiler ça doit être du sport.
Peu avant son lancement, prévu pour le 3 mai, quelques changements ont été opérés dans le contenu très sanglant et très sexualisé de la beta (la version jouable avant la sortie du jeu, utilisée pour identifier les problèmes éventuels), afin que le jeu puisse sortir pour les douze ans et plus. Les joueurs crient à la mauvaise communication et certains, horreur, malheur, ne comprennent pas qu'on ose habiller une femme dans un jeu vidéo. Oui effectivement. C'est très étrange, une femme plus habillée.
Ouch, c'est rose. Moi aussi, je veux la même tenue de combat. Rien que de devoir l'enfiler ça doit être du sport.
Voici le contenu des modifications en
question :
-Le réglage de la violence (présence du sang) pour l'instant disparu
sera de retour après la sortie du jeu, exception faite des projections de sang
sur l'écran.
-Modifications des modèles 3D de personnages féminins
-Les modifications apportées à la race des Elins seront maintenues pour
protéger les audiences les plus jeunes et éviter d'attirer des joueurs
"malvenus".
On nous promet donc moins de sang et moins de sexe. Chouette. Parce que la madame là, elle fait peur (ah, c'est là qu'elle se cachait Ophélie Winter). Le communiqué officiel, sorti en réaction aux plaintes de joueurs pas contents de voir moins de fesse, ne fait aucun détour et parle donc
entre-autre des points suivants:
« Les Elins [personnage enfant, extrêmement sexualisé dans la version coréenne du jeu] ont été une nouvelle fois pointées du doigt. Oui, l'apparence des Elins a été
modifiée dans les versions américaine et européenne du jeu, non pas par demande
d'un organisme particulier, mais pour ne pas attirer des utilisateurs malvenus
sur TERA et pour également en protéger nos joueurs les plus jeunes. Tous les
partenaires impliqués dans ce projet ont donc décidé de demander à Bluehole
Studios de trouver une solution : ces derniers ont alors créé de nouvelles
textures et apparences pour les vêtements des Elins. Vous comprenez sans doute
que cet effort pour la protection des enfants était la meilleure chose à faire.
C'est du moins l'avis que nous partageons tous ici, à Frogster.
D'autres personnes
ont également pointé du doigt une supposée réduction de la taille de la
poitrine de certaines races ou l'apparence soi-disant moins « suggestive » de
certaines armures en comparaison... de la première bêta fermée coréenne. Sachez
que ces changements sont présents dans toutes les versions du jeu, y compris la
version coréenne ».
Les MMO coréens utilisent en effet un univers esthétique
très particulier. Les mondes colorés abritent des monstres fantastiques, des
animaux mignons, des guerriers aux épées gigantesques et des femmes hypersexualisées.
En haut-talons, avec des énormes seins et un look de poupée Barbie, les avatars
féminins des joueurs combattent le mal en mini-jupes. Un délire propre aux jeux
asiatiques ? Pas tout à fait, le MMORPG Age
of Conan utilisait les mêmes ficelles (de string) en 2008.
Il est même possible de surprendre des journalistes (hommes, bien sûr), en
pleine session test privée pour la presse s’arrêter de jouer à Guild Wars 2, un autre jeu ultra féministe, pour dévêtir et regarder
sous tous les angles les femmes qu’ils incarnent. Voilà, on a enfin compris à quoi sert la femme soi-disant forte et égale à l'homme dans le jeu vidéo. Désespérant.
Vous direz : personne ne
veut jouer un laideron. C’est faux. De nombreux joueurs aiment créer un
monstre ou un personnage collant à l’histoire qu’ils leur inventent (un pirate
aux cicatrises multiples, un ivrogne nain, un troll hirsute). Il existe donc
sûrement des joueurs (et des joueuses) désirant incarner des femmes à l’allure
normale, vêtu normalement (on se demande pourquoi les femmes ont des talons
hauts dans Diablo III ou pourquoi un
homme a le droit de porter une armure intégrale alors que le même équipement
devient des cuissardes sexy sur une femme). Ce sont des univers fantastiques,
d’accord, mais un peu de bon sens. Une armure protège le corps, un string en
métal non (et ça doit blesser en plus).
Mais dans le jeu qui nous concerne, Tera, on va encore plus loin. La race des Elins
posent quelques problèmes. Il s’agit en effet d’une race composée uniquement de petites
filles, aux tenues affriolantes. Au point de créer des vocations de pédophiles ? C'est
la crainte des studios de développement du jeu qui ont décidé de revêtir un peu
les avatars (un voile transparent par-ci, une allonge de jupe par-là, la belle affaire quoi). Ils sont presque aussi fort que Laurent Louis dans leur polémique.
En attendant, La
contradiction est là. Pour éviter un public « malvenu », il suffit de
proposer des modèles normaux et pas des prototypes de fantasmes de geek.
Qui a raison, qui a tort ? Les boites de productions qui décident de recouvrir une gamine en petite culotte d'un voile...transparent, pour faire gentil-gentil (et pour vendre le jeu à plus de monde)? Ou les joueurs (et pas les joueuses) qui se plaignent qu'on ose recouvrir d'un voile transparent une gamine en petite culotte? Se pose en filigrane la question de la "demande": est-ce que les gens veulent voir des gamines en petite culotte, est-ce que cela fait partie de leur conception d'un "bon" jeu ou est-ce qu'ils le réclament à grand cris parce qu'on ne leur donne rien d'autre pour le moment (le marché s'uniformisant dans ce sens)? Voilà une chouette version moderne de l'oeuf et de la poule.
Sur une idée originale et avec l'aide de Cédric Dautinger
Sur une idée originale et avec l'aide de Cédric Dautinger
jeudi 8 mars 2012
The Voice se met à nu
Placements de produit ridicules, mystère autour du coût de l'émission, vols d'instruments, émission clairement pas de service public et société de gardiennage privée hollandaise qui empêche même les travailleurs habituels de la RTBF de rentrer dans leurs propres locaux, tout n'est pas rose dans l'univers de l'émission The Voice Belgique. Nouvelle bizarrerie, la compagnie de danse, engagée pour danser derrière les chanteurs en herbe lors des directs, vient de se faire virer. Motif ? Les danseuses ne seraient pas assez sexy.
"On n'est pas assez trash, sexy pour Endemol". Voilà, d'après une des danseuses de la chorégraphe Joëlle Morane le motif de leur éviction du jeu. La célèbre chorégraphe belge avait été recommandé par la RTBF à Endemol. Après la deuxième émission, mini-jupes en cuir et t-shirts déchirés n'auront pas suffit. Les filles sont considérées comme trop scolaires d'après les consignes données. Serait-ce pour se rapprocher des autres versions de The Voice, dont la version flamande dans laquelle mini-shorts, robes moulantes et danses langoureuses sont légion ?
Marie Nauwelaerts, responsable de la communication de The Voice Belgique, explique que le choix d'engager une nouvelle troupe de danseurs est lié au retour extrêmement mauvais provenant des réseaux sociaux, notamment Twitter, où des tweets comparaient les filles à des danseuses de fêtes scolaires ou à des pré-pubères (sic).
Marie Nauwelaerts, responsable de la communication de The Voice Belgique, explique que le choix d'engager une nouvelle troupe de danseurs est lié au retour extrêmement mauvais provenant des réseaux sociaux, notamment Twitter, où des tweets comparaient les filles à des danseuses de fêtes scolaires ou à des pré-pubères (sic).
Image : The Voice Vlaanderen
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| http://www.hln.be/hln/nl/ |
On aimait pourtant l'idée des "blinds", dans lesquels l'apparence était laissée de côté pour se concentrer sur la voix. Aujourd'hui, force est de constater le retour en grande pompe de l'idée qu'un corps, ça se montre. En plus du jury mielleux et des placements de produits absurdes (quand est-ce qu'un candidat va nous chanter "Money Money Money" ?), il va donc falloir se coltiner dans les prochaines semaines des danseuses "sexy". Qu'ils disent. Pourtant, on n'avait pas beaucoup de chose à redire aux ex-danseuses de la version francophone de l'émission. Habillées de pantalon, baggy et legging (quand même plus pratique pour danser qu'une robe moulante rouge et des talons), elles mettaient en avant les pas de danse et pas leurs courbes. Et n'est-ce pas ça l'important, la danse, quand on engage une chorégraphe et des danseurs ? Une danseuse doit-elle forcément être sexy ? Doit-elle être trash ? Regarde-t-on The Voice pour y voir de la chair fraîche se trémousser sur des morceaux qui ne valent pas mieux que les coiffures de Lio? Ce sont les questions qu'il faut se poser aujourd'hui. Rappelons que The Voice est d'abord un concours de chant (enfin il parait, mais au vu de piètres performances des compétiteurs et des piètres choix musicaux, on dirait plutôt un concours de cris d'animaux blessés, mais c'est un autre histoire) et pas un concours de miss t-shirt mouillé. Au risque de se transformer en ça.
Beaucoup estime que la RTBF n'est plus maître à bord, que c'est la société privée hollandaise Endemol qui dirige tout. Est-ce normal ? N'oublions pas que la RTBF est financée en partie par notre argent. La chaîne cherche à se donner une image plus "jeune", plus "branchée". Il faudra néanmoins se demander si The Voice à sa place sur une chaîne publique, ou alors si comme en France, il s'agit avant tout d'une émission de chaîne privée (même si on sait que RTL a refusé le contrat, parce que trop cher... ). Il faudra peut-être d'autant plus se le demander maintenant qu'Endemol fait des pieds et des mains pour amener du "trash" à l'émission. Montrer du trash et du sexy, est-ce du service public ?
"Il faudra voir par quoi on sera remplacé" explique la jeune danseuse. C'est effectivement la question. La RTBF retombera-t-elle dans les mêmes travers que toutes les autres chaines : montrer des femmes dénudées à la télé, renforçant ainsi l'idée qu'une femme ne vaut que pour son physique (d'ailleurs, si elle refuse de céder aux pressions et de montrer "plus", elle est foutue à la porte) ? On espère que cela n'arrivera pas, auquel cas, je ne sais pas vous, mais moi je n'ai pas envie de donner un centime pour ça.
dimanche 4 mars 2012
Poutine qui pleure, Poutine qui rit
Les Russes sont
appelés à voter ce dimanche. Quatre ans après avoir laissé la présidence à Medvedev
pour devenir Premier Ministre, Vlamidir Poutine espère échanger les rôles après
les élections d’aujourd’hui. Elections qu’il est presque assuré de gagner. Ses
armes ? Un fort penchant autoritaire, une volonté de puissance exacerbée,
une campagne anti-modernité, un militarisme et un paternalisme poussé à l’extrême.
Sans oublier une bonne dose de machisme.
La contestation gronde partout dans le pays, et de nombreuses féministes y
participent.
Une image qui plaît à de nombreux Russes, nostalgiques de l'époque de l'URSS, temps où le monde entier les craignait. Un temps désormais révolu, mais dont Vladimir Poutine promet le retour, instrumentalisant le nationalisme russe. Tant pis si c'est par une gestion bornée de ses relations avec l'extérieur qu'il a relégué la Russie au second plan sur la scène mondiale, obligée de jouer de son droit de veto à l'ONU pour exister un tant soit peu. Tant pis aussi si la rue et l'opposition estime que cette élection est truquée, jouée d'avance. Tant pis surtout pour l'image de la femme russe, qui du temps de l'URSS était l'égale de l'homme. La Russie a été l'un des premiers pays dans lequel les femmes ont pu travailler dès 1919, avec un code de la famille, leur également des aides pour l'éducation et la garde des enfants. En 1921, Lénine fait du 8 mars la Journée de la Femme. Suivent le droit à l'avortement en 1917 et le droit de vote en 1918. En Belgique, il faut attendre 1948 pour le droit de vote des femmes et 1990 pour le droit à l'avortement (et non sans de grandes difficultés). Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les femmes russes sont considérées comme citoyennes à l'égale des hommes et on aidé à lutter contre le fascisme en se battant dans l'armée rouge, alors que jusqu'il y a quelques semaines les femmes américaines ne pouvaient pas servir dans l'infanterie comme simple soldate. Elles étaient infirmière, ingénieure, chauffeure...
La vision de Poutine témoigne donc d'un joli mélange entre l'idéologie communiste et capitaliste. Il y prend ce qui l'arrange, quand ça l'arrange. En ce qui concerne l'image des femmes, il relève clairement de la vision machiste occidentale. En exploitant leurs corps, en payant des jeunes femmes pour faire sa promotion, il ne les implique pas comme citoyenne égales aux hommes mais comme poupée Barbie. En jouant sur sa virilité, il donne l'idée que pour faire de la politique, il faut être fort, conquérant, sportif et chasseur. Mais est-ce vraiment ce qu'on demande à un politicien ?
Le malaise se fait encore sentir quand, en 2010, des jeunes étudiantes en journalisme se déshabillent pour l'anniversaire de Poutine dans un calendrier "sexy". Les photos suggestives sont accompagnés de slogans évocateurs ( "vous avez éteint les feux de forêt, mais je suis encore brûlante"). Pour l'égalité, on repassera. Il est à noter que l'anniversaire de Poutine tombe le même jour que le jour de la mort d'Anna Politkovskaïa, journaliste dissidente du régime, qui a étudié dans la même université que ces jeunes femmes. Ce calendrier pose la question de l'indépendance des médias en Russie, la plupart d'entre eux transformés en instrument du pouvoir.
Une "Anti-Armée de Poutine" a été créée sur le net, rassemblant plus de 1500 membres. Le 22 juillet, des militantes féminsites russes ont manifesté aux cris de "Poutine, Russie, Nichons" et "Je ne déchirerai pas mes vêtements pour iPad".
Si Vladimir Poutine veut retourner à l'époque de l'URSS, pour l'image de la femme, c'est déjà foutu.
Clip du groupe The National qui parodie Sarah Palin et Vladimir Poutine
A lire :
http://www.liberation.fr/monde/01012393586-poutine-force-les-portes-du-kremlin
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/03/03/election-en-trompe-l-oeil-pour-vladimir-poutine-en-russie_1651466_3210.html#ens_id=1562542&
Gros plans sur des seins. Jeunes femmes habillées de courts
tailleurs stricts. Eclats de rire et suçage de pailles. Elles se décrivent
comme « jeunes, belles et intelligentes ». Qui
sont-elles ? L’Armée de Poutine. Dans une série de spots de campagne, de
jeunes et jolies femmes se mettent en scène, en expliquant qu’elles voteront pour
Poutine. Selon elles, tous les autres candidats
sont « faibles » (quand on
sait qu’en plus, tous les autres ne sont considérés que comme des marionnettes). Il est « un politicien qui vaut le peine et un grand
homme ». On passe ensuite à la victimisation, il serait « adoré par des millions de Russes, mais roulé
dans la boue par seulement certains ». Le meilleur est pour la fin. Elles proposent à toutes les jeunes femmes
pro-Poutine de déchirer leurs vêtements pour lui et de se filmer. Le tout prend
la forme d’un concours car la meilleure
vidéo se verra récompensée par un Ipad. Pour un candidat qui se dit anticapitaliste,
c’est un comble.
Un autre spot montre une jeune femme et un jeune homme qui
visiblement ne se rende pas aux urnes que pour voter. Ou comment joindre l’utile
à l’agréable.
Des spots de campagne « Bling-Bling », qui puent le sexe et le fric à
outrance. Voilà un des arguments de Poutine pour la campagne présidentielle.
Car le candidat qui n’hésite jamais à sortir ses muscles devant les objectifs,
jouant sur une image de virilité. Un homme autoritaire et viril, qui sait se
battre et utiliser des armes, voilà l’image qu’aime donner Poutine.
La vision de Poutine témoigne donc d'un joli mélange entre l'idéologie communiste et capitaliste. Il y prend ce qui l'arrange, quand ça l'arrange. En ce qui concerne l'image des femmes, il relève clairement de la vision machiste occidentale. En exploitant leurs corps, en payant des jeunes femmes pour faire sa promotion, il ne les implique pas comme citoyenne égales aux hommes mais comme poupée Barbie. En jouant sur sa virilité, il donne l'idée que pour faire de la politique, il faut être fort, conquérant, sportif et chasseur. Mais est-ce vraiment ce qu'on demande à un politicien ?
Le malaise se fait encore sentir quand, en 2010, des jeunes étudiantes en journalisme se déshabillent pour l'anniversaire de Poutine dans un calendrier "sexy". Les photos suggestives sont accompagnés de slogans évocateurs ( "vous avez éteint les feux de forêt, mais je suis encore brûlante"). Pour l'égalité, on repassera. Il est à noter que l'anniversaire de Poutine tombe le même jour que le jour de la mort d'Anna Politkovskaïa, journaliste dissidente du régime, qui a étudié dans la même université que ces jeunes femmes. Ce calendrier pose la question de l'indépendance des médias en Russie, la plupart d'entre eux transformés en instrument du pouvoir.
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| http://www.staragora.com/ |
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| http://www.7sur7.be/7s7/ |
Une "Anti-Armée de Poutine" a été créée sur le net, rassemblant plus de 1500 membres. Le 22 juillet, des militantes féminsites russes ont manifesté aux cris de "Poutine, Russie, Nichons" et "Je ne déchirerai pas mes vêtements pour iPad".
Si Vladimir Poutine veut retourner à l'époque de l'URSS, pour l'image de la femme, c'est déjà foutu.
Clip du groupe The National qui parodie Sarah Palin et Vladimir Poutine
A lire :
http://www.liberation.fr/monde/01012393586-poutine-force-les-portes-du-kremlin
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/03/03/election-en-trompe-l-oeil-pour-vladimir-poutine-en-russie_1651466_3210.html#ens_id=1562542&
mardi 7 février 2012
Construire un métier plus féminin
La campagne « Femmes dans la construction » se lance pour changer le regard sur ce secteur. L’ASBL Construtec Wallonie, en collaboration avec la Région wallonne, souhaite plus de femmes comme ouvrières qualifiées et sensibilise les jeunes en formation et les entreprises.
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| http://www.ps.be |
Le chantier est-il un lieu réservé aux hommes ? La campagne de sensibilisation « Femmes dans la construction », inaugurée ce mardi 7 février, s’attaque à cette idée. L’objectif est de promouvoir la présence des femmes dans le secteur de la construction. L’ASBL Construtec Wallonie est en charge de cette initiative soutenue par la Région wallonne. L’association, où travaillent d’ailleurs de nombreuses femmes, est une structure au service des entreprises et de leur personnel. Elle s’axe sur deux buts : mettre en œuvre et promouvoir des formations de perfectionnement dans les nouvelles technologies, et lancer des actions provenant d’une concertation entre les partenaires sociaux, comme c’est le cas ici. Au travers d’une série d’affiches, de brochures, d’un groupe Facebook mais aussi de l’envoi de « coachs » sectoriel. L’objectif est de convaincre les personnes en formation comme les entreprises du bâtiment que les femmes ont aussi leur place sur un chantier.
Distinguer une ouvrière sous les casques de protection est aujourd’hui presque mission impossible. En effet, en Belgique, seul 0,8% des effectifs sur chantier sont des femmes. Et malgré une progression depuis 2007 où ce taux n’était que de 0,5%, il reste encore beaucoup à faire. Agnès Marlier est la responsable pour Construtec de la campagne « Femmes dans la construction ». Elle précise que « cette campagne fait partie d’une action existante depuis mai 2009. Nous n’avons pas prévu de date de clôture pour l’instant car nous visons une sensibilisation sur le long-terme. Nous espérons que le taux de femmes dans le secteur de la construction dépassera le seuil symbolique du 1% cette année mais nous aimerions surtout avoir un nombre à deux chiffres d’ici quatre à cinq ans. » Une situation d’autant plus étonnante que ce domaine professionnel connaît une grave pénurie de main d’œuvre qualifiée dans notre pays.
Ouvrier, un métier d’homme ?
Les stéréotypes propres à la construction expliquent en grande partie ce paradoxe. Agnès Marlier connaît bien cette problématique. « Il y a déjà une discrimination à l’embauche par les employeurs qui pensent que les femmes ne sont pas assez fortes ou assez techniques pour travailler sur un chantier. Ou encore qu’elles poseront des problèmes de disponibilité à cause d’éventuels enfants. Un point plus précis concerne l’installation de sanitaires pour les femmes sur les chantiers. Trop couteux selon certaines entreprises, qui n’en installent pas du tout, même pour les hommes alors que c’est illégal. » Mais ces clichés existent également dans l’autre sens, rebutant les femmes lors du choix de cette orientation professionnelle. Celles-ci redoutent le jugement des entreprises par rapport aux stéréotypes cités ci-dessus et hésitent à postuler ou à se former comme ouvrière qualifiée. Les chantiers eux-mêmes sont victimes d’une série d’idées reçues concernant la propreté ou le machisme ambiant. L’actuelle atmosphère ne donnerait donc pas vraiment envie aux femmes d’intégrer ce secteur professionnel.
Déjà de vives réactions
La campagne a bien entendu suscité des réactions du public. Annoncée par les médias depuis seulement une journée, quelques interrogations reviennent constamment. Les femmes prendraient-elles la place d’autres hommes ou de chômeurs ? Mme Marlier rétorque que « chacun doit trouver le métier qui lui plaît et les entreprises pleurent pour avoir de la main d’œuvre qualifiée ». Isabelle Crucifix partage ce point de vue. Cette sanitariste de vingt-sept ans installe des appareils sanitaires depuis plus de quatre ans. « Je suis sur un chantier pour faire mon boulot. Je m’entends super bien avec certains collègues mais je ne fais pas copain-copine. Cependant, je n’ai jamais eu de problèmes avec les eux ou les autres corps de métier. Ni avec les patrons, les clients ou les architectes d’ailleurs. Ils sont là pour aider et je n’ai jamais vécu de situation discriminante mais il faut dire que je travaille pour mon père. La situation sur le terrain a changé. Avant les machines et les matériaux étaient plus lourds, ce qui réservait en quelque sorte la construction aux hommes. » Sur les chantiers, en plus de l’absence de femmes, les clichés sexistes ont encore la peau dure. Presque autant que le mur en béton que cette campagne tente d’abattre.
Un article de Cédric Dautinger
dimanche 5 février 2012
Dur dur d’être infidèle
Polémique autour des
affiches promotionnelles du film français "Les Infidèles", censurées par l’Autorité de régulation
professionnelle de la publicité car présentant "une image
dégradante de la femme". Certains s’insurgent donc. Cette censure serait
abusive. Analyse.
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| http://www.lunettesde.com/ |
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| http://www.francesoir.fr/ |
Première remarque : où sont les visages féminins ? Si les corps sont plus que mis en évidence dans au moins deux de ces affiches (merci photoshop en passant), le visage est le grand absent. C'est vrai, le visage ce n'est pas important. Du tout. N'importe qui peut vivre sans tête. Ce n'est pas comme si la tête et le visage étaient le siège des émotions. Ou du cerveau. Il faut croire que ce n'est pas ça, l'important.
Dans ces affiches, le problème, ce n'est pas de voir deux jambes. Je n'ai franchement rien contre les jupes, j'en porte tous les jours. Le problème, c'est de voir deux jambes comme ça. Sans corps, tenues comme un vulgaire balais. Comme deux choses. Le problème, ce n'est pas de voir une fellation. Je n'ai franchement rien contre les fellations. Le problème, c'est de mimer une fellation et de la placarder en format A1 dans un espace public, la rue.
On l'a bien compris, l'infidélité masculine, c'est chouette. C'est l'éclate. Mentir à sa femme, c'est chouette, c'est l'éclate. Et traiter les femmes comme des objets, c'est chouette.
C'est l'éclate.
Ils sont bien habillés, souriant, presque sympathiques. On peut aussi remarquer que les affiches mettent en scène deux hommes en costume et des femmes en parfaites secrétaires. Dans le monde du travail, comme ailleurs, la femme est encore et toujours "en-dessous".
Le film n'est pas encore sorti, je vous l'accorde. Cependant, il suffit de voir les bandes-annonces :
(Moi en tout cas j'ai compris que je ne risquais pas d'aller le voir au cinéma, donner de l'argent à des films comme ça, non merci, je risque plutôt de le télécharger illégalement sur un de nombreux sites qui remplacent Megaupload, pour rire "un bon coup" -bonjour les agents du FBI si vous passez par ici- ).
On présente le film comme différentes séquences humoristiques sur l'infidélité masculine. Ce qu'on oublie de dire, c'est quelle image de la femme y est présentée. Les femmes n'ont pas d'autres choix dans la vie que cette alternative : mère ou pute, mariées pigeonnées ou maîtresses pigeonnées. La femme qu'on désire est une pute, la femme mariée (est-ce qu'on peut la désirer? ), une gentille idiote à qui on peut raconter n'importe quoi. L'image des hommes n'y est pas soignée non plus. Infidèles, incapables de contrôler leurs pulsions (ou leur pénis), éternels adolescents farceurs qui ne peuvent considérer les femmes que comme des oiseaux sans têtes. A vomir. N'oublions pas non plus l'infidélité féminine. Oui oui je vous assure. Une femme peut avoir des désirs sexuels. Parfois vers d'autres personnes que son mari (vous tenez le coup?). On ne peut pas en rire ? C'est moins l'éclate ? C'est tabou ? On dirait.
Ce n'est pas l'infidélité, ou la fellation, ou les jambes nues qu'il faut dénoncer. Ce qu'il faut dénoncer, c'est ce que sous-entendent ces affiches.Ce qu'il faut dénoncer, c'est une vision réductrice et fausse. On peut rire de l'infidélité, mais on peut aussi y réfléchir et apporter une réflexion critique. Il faut espérer que cela sera le cas dans ce film, au risque de rester sur l'image de deux hommes se moquant de la possibilité de ne pas tromper leur femme.
Censure ou pas censure, je ne suis pas certaine que la question se trouve là. Je ne suis même pas sûre qu'il fallait censurer. Le simple fait qu'il existe une polémique, qu'il y ait des "pour" et des "contre" et que l'on réfléchisse sur cette affiche me suffit amplement. Il y a peut-être quelques années, une telle affiche serait passée sans créer un débat de société.
Je vous laisse réfléchir sur ce que m'a dit une publicitaire qui travaille au JEP et que j'ai interviewé récemment : "Quand on décide de censurer une campagne de publicité, ça ne sert parfois à rien car elle est alors reprise par tous les médias et montrée à tout le monde. Parfois, certains publicitaires comptent là-dessus pour créer le buzz. Pour eux, que la publicité plaise ou pas, ce n'est pas l'important, il faut qu'elle soit vue".
A lire :
http://www.huffingtonpost.fr/eliette-abecassis/les-infideles-ou-les-infe_b_1252089.html?ref=fr-culture
http://m.marianne2.fr/Affiche-des-Infideles-pas-de-quoi-en-faire-toute-une-pipe-_a215163.html
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| http://www.crise-economique.net/ |
Censure ou pas censure, je ne suis pas certaine que la question se trouve là. Je ne suis même pas sûre qu'il fallait censurer. Le simple fait qu'il existe une polémique, qu'il y ait des "pour" et des "contre" et que l'on réfléchisse sur cette affiche me suffit amplement. Il y a peut-être quelques années, une telle affiche serait passée sans créer un débat de société.
Je vous laisse réfléchir sur ce que m'a dit une publicitaire qui travaille au JEP et que j'ai interviewé récemment : "Quand on décide de censurer une campagne de publicité, ça ne sert parfois à rien car elle est alors reprise par tous les médias et montrée à tout le monde. Parfois, certains publicitaires comptent là-dessus pour créer le buzz. Pour eux, que la publicité plaise ou pas, ce n'est pas l'important, il faut qu'elle soit vue".
A lire :
http://www.huffingtonpost.fr/eliette-abecassis/les-infideles-ou-les-infe_b_1252089.html?ref=fr-culture
http://m.marianne2.fr/Affiche-des-Infideles-pas-de-quoi-en-faire-toute-une-pipe-_a215163.html
lundi 26 septembre 2011
Au coeur de la Slut Walk : "Nous sommes des êtres humains, pas des objets"
« Si les femmes ne veulent pas se faire agresser, elles n’ont qu’à pas s’habiller comme des salopes ». De cette petite phrase, prononcée par un policier dans une université de Toronto, est né le phénomène « SlutWalk », littéralement « Marche des Salopes ». A Toronto, à Paris, à New York, et même jusqu’en Inde, des femmes et des hommes manifestent pour le droit de s’habiller comme on veut, mais aussi pour une société moins sexiste et moins homophobe. Ce dimanche après-midi, c’est Bruxelles qui a vécu aux rythmes des slogans.
« Nous sommes des êtres humains, pas des objets ». Cette phrase, entendue lors de la Marche des Salopes et que je me rappelle lundi, a de quoi surprendre. Parce qu’à priori, c’est quelque chose qui tombe sous le sens. Au point même que certains estiment ridicule le combat et les revendications que l’on portait haut et fort dimanche. Et bien moi, j’ai fait l’expérience. J‘ai marché habillée en salope dans Bruxelles, pour aller et revenir de la marche. J’ai vu les regards de mépris, pas seulement masculins d’ailleurs. J’ai aussi entendu les remarques marmonnées sur mon passage, ou criées depuis certaines voitures. Attention, mon « déguisement » n’était pas des plus « provocants » : une robe courte avec des bas noirs et des boots plates. Pas de quoi fouetter une Marilyn. Et pourtant. Ce qu’on se dit rétrospectivement, c’est qu’il faut encore se battre aujourd’hui en 2011 pour le droit de s’habiller comme on le souhaite. La femme, après s’être battue pour avoir le droit de porter le pantalon comme un homme, doit maintenant se battre pour le droit de porter une jupe ou une robe. Ca n’en finit pas.
Moi, en « salope », lors de la marche :

Retour en arrière : dimanche 25 septembre, 15h15, début de la première « Slut Walk » en Belgique, sous un soleil radieux. Les organisateurs sont soulagés. Une heure plus tôt en effet, rien n’était gagné. C’est parti pour une marche de plus d’une heure et demie, en plein centre de Bruxelles.
Joelle, co-organisatrice, explique le principe de la Slut Walk :

La SlutWalk est née, et s'est propagée, sur Internet. C'est là que tout se crée, que les gens se rencontrent, que les premières amitiés se forment et qu'un collectif apparaît. Après avoir aidé, lors des révolutions arabes, à combattre la dictature, c'est désormais la lutte contre le sexisme qui réunit certains internautes. C'est sur la toile que l'on appelle les gens à se venir, à se mobiliser. 1 881 personnes avaient décidé de dire « Je participe » sur la page facebook de l'événement. Déjà une petite révolution en soi. Joelle nous raconte comment elle s'est retrouvée dans le mouvement :


On sort les pancartes et on répète les slogans.














D’emblée, une grande diversité de revendications était perceptible, mais avec toujours cette même revendication, la rue appartient à tout le monde. Cette diversité, c’est ce qui a plu aux organisateurs. Stéphane, membre du collectif, explique qu’ « en s’unissant, on est plus forts ». Sur le parcours de la Slut Walk, on aura même pu apercevoir une pancarte « nous sommes toutes des femmes de chambre ».

Marie, elle, est là pour rappeler que les femmes rondes aussi sont discriminées.

Mais aussi que c’est souvent la victime qui est considérée comme responsable.

Des mouvements LGBT ( pour « Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres », qui défendent les droits de ces personnes) étaient présents aussi, comme l'association Outrage. Ils soutiennent la Slut Walk et rappellent qu’ils sont aussi victimes de discrimination.
Pablo, membre du collectif :
Car la rue peut être dangereuse.
Stéphane :


Ils disent « Salopes » ? On dit « Machos ».




Le sexisme, c'est tabou, on en viendra tous à bout .



Mon corps, mon choix, ma liberté.



Tous ensemble, tous ensemble contre le sexisme





A dress is not a yes.



<





La marche partait du Boulevard Albert II et passait par la place De Brouckère, où un sitting s'est tenu.





Stéphane demande alors aux gens qui regardent la marche depuis le bord de la route de se joindre à la marche.


Il explique pourquoi :
Et ça marche. Une victoire pour Joelle :

La Slut Walk, magnifique appel à plus de tolérance. Pourtnant peut-on espérer vriament être tous ensemble contre le sexisme ? A voir la tête de certains le long du parcours, ce n'est pas (encore) gagné.



La marche repart ensuite de plus belle pour se terminer à la place Sainte-Catherine, dans un petit parc où jouaient des familles Roms.

















Place alors aux témoignages et discussion, c'est l’heure de donner de la voix.




Un mégaphone est mis à la disposition de qui veut s’exprimer. On entendra plusieurs témoignages et des remerciements. C’est aussi l’occasion aussi de rappeler que « féministe » ne signifie pas « anti-homme », comme le soutient un article de deux pages paru récemment dans le journal flamand De Standard.





Toujours selon Stéphane, « l’important, c’est de se réunir et de ramener du débat dans nos rues ». Les organisateurs en profitent pour rappeler que le mouvement est ouvert à tout le monde. Dans le petit parc, en tout cas, c’est réussi. Les gens s‘assoient. On se parle, on discute.





Nora, Gentianne, Carole et Marie-Sophie sont d’ailleurs en pleine conversation

Pas mal d'hommes sont présents, dans la foule et dans le comité organisateurs. Pourrait-on être homme et féministe ?
Stéphane :
Pablo:


Valérie-Anne, à gauche sur les photos, explique pourquoi elle est venue :

Le premier bilan est plus que positif. 350 personnes se seront finalement déplacées (certaines venaient de Gand), pour dire non au sexisme.
Pablo et Joelle :
La Slut Walk s'est fini en musique, grâce à des artistes qui ont accepté de jouer gratuitement, le groupe français Délivrance, Les René Binamé, et même un groupe suédois, Disobedient Art Production.

Page Facebook : Slut Walk Belgium
« Nous sommes des êtres humains, pas des objets ». Cette phrase, entendue lors de la Marche des Salopes et que je me rappelle lundi, a de quoi surprendre. Parce qu’à priori, c’est quelque chose qui tombe sous le sens. Au point même que certains estiment ridicule le combat et les revendications que l’on portait haut et fort dimanche. Et bien moi, j’ai fait l’expérience. J‘ai marché habillée en salope dans Bruxelles, pour aller et revenir de la marche. J’ai vu les regards de mépris, pas seulement masculins d’ailleurs. J’ai aussi entendu les remarques marmonnées sur mon passage, ou criées depuis certaines voitures. Attention, mon « déguisement » n’était pas des plus « provocants » : une robe courte avec des bas noirs et des boots plates. Pas de quoi fouetter une Marilyn. Et pourtant. Ce qu’on se dit rétrospectivement, c’est qu’il faut encore se battre aujourd’hui en 2011 pour le droit de s’habiller comme on le souhaite. La femme, après s’être battue pour avoir le droit de porter le pantalon comme un homme, doit maintenant se battre pour le droit de porter une jupe ou une robe. Ca n’en finit pas.
Moi, en « salope », lors de la marche :
Retour en arrière : dimanche 25 septembre, 15h15, début de la première « Slut Walk » en Belgique, sous un soleil radieux. Les organisateurs sont soulagés. Une heure plus tôt en effet, rien n’était gagné. C’est parti pour une marche de plus d’une heure et demie, en plein centre de Bruxelles.
Joelle, co-organisatrice, explique le principe de la Slut Walk :
La SlutWalk est née, et s'est propagée, sur Internet. C'est là que tout se crée, que les gens se rencontrent, que les premières amitiés se forment et qu'un collectif apparaît. Après avoir aidé, lors des révolutions arabes, à combattre la dictature, c'est désormais la lutte contre le sexisme qui réunit certains internautes. C'est sur la toile que l'on appelle les gens à se venir, à se mobiliser. 1 881 personnes avaient décidé de dire « Je participe » sur la page facebook de l'événement. Déjà une petite révolution en soi. Joelle nous raconte comment elle s'est retrouvée dans le mouvement :
D’emblée, une grande diversité de revendications était perceptible, mais avec toujours cette même revendication, la rue appartient à tout le monde. Cette diversité, c’est ce qui a plu aux organisateurs. Stéphane, membre du collectif, explique qu’ « en s’unissant, on est plus forts ». Sur le parcours de la Slut Walk, on aura même pu apercevoir une pancarte « nous sommes toutes des femmes de chambre ».
Marie, elle, est là pour rappeler que les femmes rondes aussi sont discriminées.
Mais aussi que c’est souvent la victime qui est considérée comme responsable.
Des mouvements LGBT ( pour « Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres », qui défendent les droits de ces personnes) étaient présents aussi, comme l'association Outrage. Ils soutiennent la Slut Walk et rappellent qu’ils sont aussi victimes de discrimination.
Pablo, membre du collectif :
Car la rue peut être dangereuse.
Stéphane :
Ils disent « Salopes » ? On dit « Machos ».
Le sexisme, c'est tabou, on en viendra tous à bout .
Mon corps, mon choix, ma liberté.
Tous ensemble, tous ensemble contre le sexisme
A dress is not a yes.
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La marche partait du Boulevard Albert II et passait par la place De Brouckère, où un sitting s'est tenu.
Stéphane demande alors aux gens qui regardent la marche depuis le bord de la route de se joindre à la marche.
Il explique pourquoi :
Et ça marche. Une victoire pour Joelle :
La Slut Walk, magnifique appel à plus de tolérance. Pourtnant peut-on espérer vriament être tous ensemble contre le sexisme ? A voir la tête de certains le long du parcours, ce n'est pas (encore) gagné.
La marche repart ensuite de plus belle pour se terminer à la place Sainte-Catherine, dans un petit parc où jouaient des familles Roms.
Place alors aux témoignages et discussion, c'est l’heure de donner de la voix.
Un mégaphone est mis à la disposition de qui veut s’exprimer. On entendra plusieurs témoignages et des remerciements. C’est aussi l’occasion aussi de rappeler que « féministe » ne signifie pas « anti-homme », comme le soutient un article de deux pages paru récemment dans le journal flamand De Standard.
Toujours selon Stéphane, « l’important, c’est de se réunir et de ramener du débat dans nos rues ». Les organisateurs en profitent pour rappeler que le mouvement est ouvert à tout le monde. Dans le petit parc, en tout cas, c’est réussi. Les gens s‘assoient. On se parle, on discute.
Nora, Gentianne, Carole et Marie-Sophie sont d’ailleurs en pleine conversation
Pas mal d'hommes sont présents, dans la foule et dans le comité organisateurs. Pourrait-on être homme et féministe ?
Stéphane :
Pablo:
Valérie-Anne, à gauche sur les photos, explique pourquoi elle est venue :
Le premier bilan est plus que positif. 350 personnes se seront finalement déplacées (certaines venaient de Gand), pour dire non au sexisme.
Pablo et Joelle :
La Slut Walk s'est fini en musique, grâce à des artistes qui ont accepté de jouer gratuitement, le groupe français Délivrance, Les René Binamé, et même un groupe suédois, Disobedient Art Production.
Page Facebook : Slut Walk Belgium
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